Message du M.
Mihai-Razvan Ungureanu,
Ministre des Affaires
Etrangères de la Roumanie
A l’occasion de
la Journée Internationale de la Francophonie
Compte
tenu de l’accélération du processus de la globalisation, l’Organisation
Internationale de la Francophonie a adoptée, en Novembre 2005, une nouvelle
Charte qui peut l’imposer au niveau mondial comme l’une des principales
organisations à soutenir le développement économique, politique, social et
culturel dans le monde contemporain. En promouvoir la diversité culturelle, le
dialogue interculturel, le développement durable, l’OIF este capable d’offrir
des outils efficaces, afin de modérer les effets pervers de la
mondialisation.
En
présent, la diversité culturelle est le cadre de manifestation pour toute
activité diplomatique. A partir d’un concept à connotations sociales, de respect
parmi les peuples, à partir d’une simple invitation à l’entendement et tolérance
multiculturelle, la diversité est devenue une réalité de notre vie quotidienne.
Dans nos jours, le dialogue entre les cultures et les civilisations constitue la
clé de voûte pour édifier le nouveau système politique mondial. La Francophonie
a la vocation de structurer toutes les dimensions de ce dialogue, comme une
institution multilatérale d’une diversité sans pareille, ayant une pratique
solide et une vraie ouverture vers la coopération avec des institutions similaires.
A
partir de l’automne de 2005 et en vue d’organiser la plus importante réunion
périodique de la Francophonie, la Roumanie est le représentant officiel de la
Francophonie au niveau mondial. C’est une opportunité particulière, que notre
pays peut en valoriser au plan de son image au monde, afin de s’imposer comme
model régional et comme pole de la Francophonie en Europe Centrale et de
l’Est.
Pendant
l’intervalle du 25-29 septembre 2006, nous organiserons à Bucarest le XI-ème Sommet de la Francophonie. L’enjeu est extrêmement
important, comme nous avons l’occasion à démontrer au monde entier que la
Roumanie est capable de regarder au-delà des priorités essentielles qu’elle
s’est établie, voir d’accéder à l’OTAN et à l’UE. Obtenir le statut de membre à
plein droits à l’OTAN, ainsi que la prochaine adhésion à l’Union Européenne ne
signifie pour la Roumanie l’arrivée au bout du chemin, mais le commencement d’un
processus ciblé à endosser et à promouvoir, sur une base solide, une politique
étrangère active, multilatérale, dans toutes le forums ou nous sommes
représentés.
Evidement,
le Sommet de la Francophonie de Bucarest est le plus important événement que la
Roumanie organisera dans l’année précèdent à l’accomplissement du son objectif
national, l’intégration dans la famille européenne. Au manifestations
participeront les chefs d’états et de gouvernement représentant les 63 pays
membres, associés, ou observateurs de l’OIF, en offrant la capitale roumaine
l’opportunité de devenir une scène spéciale pour lancer et débattre des thèmes à
vocation internationale, l’accent étant mis sur la façon dans laquelle les
nouvelles technologies de l’information peuvent être meilleur utilisées dans le
processus de l’éducation, comme des outils pour le développement
durable.
Nos
efforts pour le succès de ce Sommet ont été concrètement et en permanence
appuyés par les autres pays membres de la Francophonie, et il m’est
particulièrement agréable à mentionner, le Canada, pays bilingue, patrie
d’adoption pour beaucoup de roumains, représentants d’une culture avec des
racines ancestrales à l’espace francophone. Hôte de deux Sommets de la
Francophonie, le deuxième contributeur financier mondial à l’Organisation
Internationale de la Francophonie, le Canada nous a octroyé une inestimable
assistance concernant l’agenda de la Réunion et le contenu des débats, et il
continue à le faire avec assiduité. Je veux exprimer toute notre gratitude pour
l’appui logistique et en savoir-faire le gouvernement fédéral, ainsi que les
gouvernements provinciaux du Québec et Nouveau Brunswick ont généreusement
offert à Roumanie.
D’ailleurs,
par une heureuse coïncidence, à la conclusion des travaux du Sommet du Bucarest,
le Canada prendra la relève, afin d’organiser, au Québec, en 2008, la douzième
Réunion de Haut Niveau de la Francophonie.
Un
pansée spéciale pour les roumains qui se sont établis aux espaces francophones,
ou ils déploient une riche contribution au développement social, économique et
culturel de leurs patries d’adoption. J’ai la ferme conviction que, pour le
roumains -canadiens, l’organisation du Sommet de la Francophonie à Bucarest
vient de renouveler les ponts spirituels avec leur terre natale, toute comme une
occasion de fierté pour leur appartenance à une culture qui a donne au monde
francophone de noms célèbres, comme Constantin Brâncusi, Emil Cioran, George Enescu, Eugen Ionesco, et tant
d’autres, enrichir ainsi le patrimoine des valeurs culturelles
universelles.
Mes
chers roumains – canadiens, même si, physiquement, vous ne pourriez vous rendre
avec nous à Bucarest, en septembre 2006, je vous assure qu’en esprit vous y
serez, membres de la grande famille francophone roumaine, intégrée avec le
succès bien mérité dans la famille internationale de La
Francophonie!
Crédit
photo : europa.eu.int
L'honorable Percy
Mockler
Ministre du
Mieux-être, de la Culture et du Sport,
Ministre
responsable du Secrétariat de l'immigration et du rapatriement, et Ministre
responsable de la Francophonie
Chers
amies et amis de la Francophonie,
Le
20 mars est une journée importante, puisque partout dans le monde, des milliers
de gens célèbrent d’une façon particulière la Francophonie et réaffirment leur
engagement envers la langue française.
En
ma qualité de ministre responsable de la Francophonie du Nouveau-Brunswick,
c’est avec un immense plaisir que je vous souhaite une bonne Journée
internationale de la Francophonie. C’est l’occasion annuelle et unique, de
célébrer notre appartenance à la culture francophone
globale.
Cette
année, le peuple Roumain aura l’honneur d’accueillir le XIème Sommet de la
Francophonie, consacré aux technologies de l’information et à l’éducation. Le
gouvernement du Nouveau-Brunswick se réjouit de participer à ce Sommet à
Bucarest. Puissent ces événements, permettre d’amorcer le développement des
relations de coopération entre la Roumanie et le
Nouveau-Brunswick.
Bonne
fête de la Francophonie!
L’honorable
Percy Mockler
Ministre du Mieux-être, de la Culture et du Sport,
Ministre responsable du Secrétariat de l'immigration et
du rapatriement, et
Ministre responsable de la
Francophonie
Les relations entre
la Roumanie et le Nouveau-Brunswick
Mircea
Roman
Consul Général Honoraire de Roumanie à
Moncton
Ce
n’est que depuis quelques années qu’on peut parler de véritables relations entre
le Nouveau-Brunswick et la Roumanie, et ce, particulièrement grâce à la
Francophonie. Les premiers contacts entre les deux territoires ont commencé à
partir des années 70 lorsqu’une poignée d’immigrants roumains se sont installés
au Nouveau-Brunswick pour travailler principalement à l’Université de Moncton,
université émergente à l’époque qui avait grandement besoin d’académiciens de
l’extérieur. Parallèlement à la même époque, le Nouveau-Brunswick rencontrait de
façon très amicale les autorités roumaines en tant que gouvernement participant
(aux côtés du Canada et du Québec) dans le cadre de la Francophonie
institutionnel qui était elle aussi en pleine
construction.
Ce
lien avec la Francophonie leur a permis par la suite de participer aux divers
sommets qui ont débuté en 1985 à Paris. Finalement, au bout de quelques années,
le Nouveau-Brunswick a pu réussir un coup de maître : obtenir que le 8ème Sommet
de la Francophonie se tienne à Moncton en 1999. Et c’est à ce moment-là que les
relations entre cette province comptant 250 000 francophones et la Roumanie ont
véritablement commencés.
Ainsi,
le Nouveau-Brunswick a pu recevoir pour la première fois de son histoire la
visite d’un chef d’état de la Roumanie, le président Emil Constantinescu. Tant les Acadiens que les Roumains ont pu
découvrir leurs grandes similitudes culturelles. C’est donc suite à cette visite
que la Roumanie a décidé de nommer le professeur Mircea Roman au rang de Consul
honoraire pour la province du Nouveau-Brunswick. Cette nomination a par la suite
grandement facilité les relations entre les deux peuples. Voici les faits
saillants :
2000
Début des relations entre l’Université de Moncton et le Festival international
de théâtre de Sibiu, rendant possible que des professeurs et étudiants en art
dramatique jouent à ce prestigieux festival sur une base
annuelle;
2001
Premiers contacts établis entre des écoles du Nouveau-Brunswick et des écoles
roumaines;
2002
Visite de la ville de Resita au Canada; discussions d’un jumelage entre Moncton
et Resita;
2002
Visite de la ville de Baile Herculane au Canada;
discussions d’un jumelage entre Dieppe et Baile Herculane;
2003
o Visite du maire de Moncton à Resita et signature d’un protocole de
jumelage entre les deux villes;
o Tournée du Chœur Neil Michaud dans la
région du Banat pour une série de concerts;
2004
o Partenariat entre l’Université de Moncton et l’Université Ovidius de Constanta;
2005
o Deux missions (dont une mission ministérielle) du Nouveau-Brunswick en
Roumanie pour développer les relations économiques et politiques;
o Deux
missions de l’Université de Moncton et discussions pour un protocole d’entente
avec l’Université de Transylvanie à Brasov;
o Mission ministérielle de
Roumanie à Moncton dans le cadre de l’organisation du XI-ème Sommet de la Francophonie.
o Au 1er décembre 2005 (Fête nationale de la Roumanie), le
professeur Mircea Roman est promu au titre de Consul général
honoraire;
L’année
2006 s’annonce déjà comme une année record en matière de collaboration entre les
deux territoires. D’abord, une mise en place d’un jumelage entre 3 écoles du
Nouveau-Brunswick avec une école roumaine avec des élèves de 2ème et 3ème années
pour la création d’un livre intitulé : « La vie d’un écolier » rempli
d’illustrations et de textes des élèves. Ensuite, Bucarest sera l’hôte du 11ème
Sommet de la Francophonie en septembre 2006 et le Nouveau-Brunswick s’est engagé
à fournir une assistance dans la création du Village de la Francophonie
(activité lors du Sommet de Moncton). De plus, la nouvelle ambassadrice de
Roumanie au Canada, Son Excellence Madame Elena Sava Stefoi, prévoit une visite officielle au Nouveau-Brunswick
lors du 20 mars où elle célébrera la Journée mondiale de la Francophonie. Cette
journée sera également marquée en Roumanie par le Nouveau-Brunswick avec un
concert offert par l’artiste bien connu Jean-François Breau à Bucarest. En avril, une mission commerciale du
Nouveau-Brunswick est de nouveau prévue en Roumanie. Une visite du ministre de
l’Agriculture de Roumanie est également prévue au Nouveau-Brunswick au cours de
l’année. Tout ceci sans mentionner les multiples activités qui se préparent à
l’automne dans le cadre du Sommet de Bucarest!
On
peut donc facilement constater que la Roumanie et le Nouveau-Brunswick ont forgé
une sincère amitié qui débouche sur un nombre croissant d’étroites partenariats
tant aux niveaux culturel, académique, politique et économique. Et tout laisse
présager que ce n’est que le début!
Crédit
photo : http://www.romanianconsulate.ca/